Citation

Flatland d’Edwin A. Abott

Editeur : Zones sensibles

Sortie : 18 octobre 2012

Quatrième de couverture :

 En haut, en bas : ce sont là deux expressions qui n’ont pas cours à Flatland. A les employer, on risque de perdre la tête, au propre comme au figuré.

Car les habitants de ce pays plat, très plat, s’il leur est impossible de craindre que le ciel ne leur tombe sur la tête, détestent les illuminés, les faux prophètes, ceux qui propagent l’évangile de la Troisième Dimension.

Qu’ils soient Triangles agressifs, Carrés honorables ou Polygones aristocratiques, leur géométrique existence est bien assez peuplée d’embûches pour qu’ils n’aillent pas faire l’effort de croire à ce qu’ils ne voient pas.

Et nous, ne sommes-nous pas aussi aveugles qu’eux ?

A la manière du grand Swift, la savoureuse histoire d’un univers qui ne connaît que deux dimensions.

Mon avis (Ilks) :

Recommandé par mon libraire (dieu que je regrette la fermeture de Virgin !)  et définit comme un rêve par Sheldon dans Big Bang theory, je me suis donc lancé dans la lecture de ce livre pas comme les autres.

En effet, ce livre raconte l’histoire ou du moins le mode de vie des habitants de Flatland, joli monde ou tout est en deux dimensions.

A l’instar du monde médiéval, les flatlandiens sont répartis par caste. Tous les flatlandiens sont des polygones. Ainsi, pour donner quelques exemples :

Le plus gens pauvres (ouvriers, soldats) sont des triangles isocèles qui tendent à travers leurs actions méritoires  vers une amélioration pour les générations futures …… en triangles équilatéraux. Les juristes, tels le narrateur sont des carrés.

Plus les castes sont importantes et plus leurs représentants ont de côtés, ainsi mieux vaut-il être, en Flatland, un dodécagone qu’un vulgaire triangle. Plus le polygone à de côté et plus (d’un point de vue flatlandien)  il se rapproche du cercle : la plus haute des castes de ce monde.

Une fois familiarisé avec les habitants de ce monde, l’auteur nous explique toute la difficulté de différencier un triangle d’un carré etc… Pour nous qui connaissons les trois dimensions, la distinction n’est pas difficile à faire, en revanche, quand vous voyez tous en deux dimensions  c’est nettement plus compliqué.

Je rassure tout de suite les personnes qui, comme moi, sont allergique à la géométrie, Flatland est suffisamment ludique et passionnant pour que vous ne reviviez pas vos heures cauchemardesques de cours de math.

En effet, comme souvent en science-fiction, certains passages méritent d’être lu de façon attentive, car derrière les aventures d’un carré se cachent des réflexions sur notre monde.

On ne peut difficilement parler de l’histoire, inutile d’attendre que scène d’action sur scène d’action se succèdent ou qu’une  romance se crée, tel n’est pas le but de ce livre.

C’est un livre à lire et peut être à relire, un livre qui vous fera réfléchir sur de nombreux sujets. Un livre simple, court mais tellement intéressant.

Un livre qui ne sera jamais un coup de cœur, mais qui a eu le mérite de ne pas me faire fuir malgré mon dégoût de la géométrie, et ça c’est déjà beaucoup !

Flatland

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