50 nuances de Grey – le film

Date de sortie : 11 février 2015 (2h05)

Réalisé par Sam Taylor-Johnson

Avec Jamie Dorman, Dakota Johnson, Jennifer Ehle…

Nationalité Américaine

Synopsis  :

Anastasia Steele, timide étudiante sur le point d’être diplômée de la fac, rencontre le jeune homme d’affaires milliardaire Christian Grey. Irrésistiblement attirée par lui, elle se verra rapidement devenir sa… soumise.

L’adaptation ciné de la romance érotique de E. L. James.

Mon avis (Audel) :

Tout d’abord, il est important de préciser, surtout pour ceux qui ne connaissent pas, qu’il s’agit avant tout d’une romance. L’aspect BDSM n’est en rien le sujet principal du film, ce n’est qu’un élément de l’histoire. Par conséquent si vous cherchez un film sulfureux et/ou sur l’univers du BDSM passez votre chemin !

Par ailleurs, la sélection des passages du livre et la cohérence de la narration du film fait que la lecture au préalable du livre 1 n’est nullement nécessaire.

Le film souffre d’un début un peu long et trop caricaturale mais heureusement cela ne dure pas.

L’histoire, en elle-même est assez simple : une jeune femme inexpérimentée tombe sous le charme d’un homme d’affaire riche et célèbre. Or, ce dernier a des pratiques sexuelles assez spécifiques que l’héroïne ne peut imaginer et encore moins comprendre. Cependant, on peut noter que l’intrigue souffre de légères incohérences de ce côté-là. En effet, on a, par moment, du mal à cerner Christian : est-ce qu’il est un « dominant » ou un « maître »?  Ainsi la distinction entre le SM et la relation Dominant/soumise qui dans ce genre de romance va bien au-delà des pratiques sexuelles, est assez floue ici.

Concernant les acteurs, Dakota Johnson parvient relativement bien à nous transmettre l’image d’une Anna en apparence naïve mais qui semble en comprendre plus qu’il n’y parait. Jamie Dorman, quant à lui reste un peu trop lisse, il ne parvient pas suffisamment à nous faire ressentir la fragilité de son personnage et en même temps sa noirceur, bref ces tourments. De même, il manque un peu d’assurance à ce Mr Grey !

Enfin, une mention particulière pour la réalisation des scènes érotiques. En effet, celles-ci sont (tout en étant explicites) suggérées, il n’y a point de voyeurisme. De plus les scènes s’intègrent parfaitement aux moments clés de l’histoire ayant donc une fonction dans l’intrigue. Cependant, on en voit assez pour s’étonner qu’en France ce film ne soit interdit qu’au moins de 12 ans, contrairement aux autres pays où l’interdiction varie entre -16 et -18 ans !

Il s’agit ici du premier volet d’une trilogie. Celui-ci se termine sur un cliffhanger.

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Vampire Academy – Le film

Affiche du film Vampire Academy

Date de sortie 5 mars 2014 (1h45min)

Réalisé par Mark Waters

Avec Zoey Deutch, Lucy Fry, Sarah Hyland plus

Nationalité Américain

Tiré du tome 1 de Vampire academy de Richelle Mead

Synopsis

Rose et Lissa ont toujours été inséparables. Elles pourraient être comme toutes les jeunes filles de leur âge, mais Lissa est une princesse vampire Moroï que Rose est chargée de protéger.

Pour avoir fuguées de l’académie, les deux amies sont punies et Rose est désormais surveillée par le très strict Dimitri. Sa condition devient encore plus compliquée à gérer lorsque son attirance pour son mentor grandit… Alors que Lissa hésite à assumer ses fonctions royales, ses ennemis préparent dans l’ombre un plan pour la détruire et éteindre sa lignée…

Avis :

L’affiche du film ainsi que les différents trailers annonçaient un film « girly ». La musique sur laquelle s’ouvre le film est de cet ordre.

Heureusement, ce style passe très vite en arrière fond. Ainsi, la promotion faite autour du film laissait présager le pire pour les fans de cette série.

Finalement, ceux qui n’ont pas lu les livres devraient bien apprécier  ce film, pour les autres ils seront soulagés d’avoir échappé de peu au massacre annoncé.

Pour commencer, le casting aurait pu être pire mais il aurait également pu être mieux. Notamment, en ce qui concerne Dimitri, bien qu’il y ait eu un réel effort pour le rendre plus crédible (coupe de cheveux pour le vieillir, musculation…) il est encore très loin du Dimitri des romans. Bien que l’acteur soit d’origine russe, il n’en a pas l’accent ce qui, dans le film, rend le passage où il appelle l’héroïne « rosa » parfaitement fade et sans intérêt d’autant qu’il ne le fait qu’exceptionnellement à l’inverse du roman !

Quand à l’intrigue, si les grandes lignes sont respectées, il y a beaucoup de raccourcis de fait. Cependant cela ne semble pas être un frein à la compréhension globale du film. Il y a un manque manifeste d’action et on ne retrouve pas les dialogues si incisifs de l’héroïne, ce qui est dommage.

Les deux gros défauts qu’on peut trouver à ce film sont, tout d’abord le manque d’émotion, ce film est neutre on n’éprouve aucune empathie ou antipathie pour les personnages et leurs relations nous laissent froid. Ceci est probablement dû à un enchaînement rapide des scènes, aux choix des passages supprimés et à la platitude d’une grande partie des dialogues. Or, les émotions sont au coeur des romans. On perd donc un élément de premier plan ! Le deuxième défaut est donc liée à la réalisation qui dessert le film et que le jeu des acteurs ne parvient pas à compenser.

Le dénouement du film nous laisse à penser qu’un second film était prévu, cependant face au travail promotionnel de sabordage du film je crains malheureusement que nous n’ayons jamais cette suite sur les grands écrans français.